Le Breton

Other names
Spoken in ... Brittany
Number of speakers 206.000 speakers in 2007 & 340.000 who can understand the language
Legal status No official status
Source(s) Ofis Publik ar Brezhoneg / Public Board for the Breton Language

Short explanation about the history For more information (other web sites)

See

www.ofis-bzh.org

http://www.bretagne.fr

 

 

Le breton : une langue celtique

Le breton, seule langue celtique parlée sur le continent
Comme les langues romanes et germaniques, les langues celtiques font partie de la famille des langues indo-européennes.
Elles sont aujourd’hui parlées en Irlande, Ecosse, Ile de Man, pays de Galles, Cornouailles britannique et Bretagne. Le cornique et le gallois sont les 2 langues les plus proches du breton qui est donc la seule langue celtique parlée sur le continent européen. Les langues celtiques, et particulièrement le breton, ont un lien de filiation avec le gaulois aujourd'hui disparu.

Breton, a unique language
Breton is a full-fledged language, as far as grammar, syntax or lexicon are concerned. Word order is flexible, for instance, the main element of information is emphasized and placed first.
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Les langues celtiques aujourd'hui
Les langues celtiques aujourd'hui

On distingue traditionnellement 4 dialectes en breton : cornouaillais, léonard, trégorrois et vannetais. Ceux-ci correspondent aux 4 anciens évêchés de Basse-Bretagne. Sur le terrain, on ne constate cependant pas de rupture dialectale nette pouvant empêcher l’intercompréhension. Tout au long du XXe siècle, et grâce au développement de l’enseignement bilingue, des médias et d'une littérature en langue bretonne, un breton standard, plus ou moins teinté de localisme, a émergé. Aujourd'hui tous les locuteurs de moins de 40 ans sont alphabétisés et se comprennent parfaitement.

 

 

Le breton, une langue originale
Le breton est une langue à part entière avec ses propres caractéristiques au niveau grammatical, syntaxique, et lexical. Par exemple, la structure de la phrase est très souple, l’élément principal d’information devant systématiquement être placé en tête de phrase.

 

 

 

 

 

Les migrations en provenance de Cornouailles, du Devon et du pays de Galles au début du Moyen-Âge
Les migrations en provenance de Cornouailles, du Devon et du pays de Galles au début du Moyen-Âge

L’établissement des Bretons en Armorique


Le breton, une langue venue de l’Ile de Bretagne
Les populations celtes qui s’établissent en Armorique à partir du Vème siècle avant J.C. y implantent leur langue : le gaulois. Elle s’y maintiendra jusqu’à la fin de l’Empire romain, même si à cette époque, l’Armorique apparaît déjà largement romanisée.
Ce sont les migrations en provenance du pays de Galles, du Devon et de Cornouailles, qui vont receltiser l’Armorique. Les Bretons traversent la Manche en masse au début du Moyen-Age (Ve et VIe siècles) et s’établissent définitivement dans la péninsule qui prend alors le nom de Bretagne.

 

Les nouveaux arrivants modifient l’Armorique en profondeur. Ils couvrent la Bretagne de toponymes d’une grande diversité : plou (paroisse) que l’on retrouve dans la commune de « Plougastell-Daoulaz », gwik (centre de la paroisse) > Gwimilio, lann (ermitage, monastère) > Lannuon, tre (lieu habité et cultivé, quartier, trève) > Trevendel, lez (cours seigneuriale) > Lesneven, bod (demeure, résidence) > Bodsorc’hel

Limites du breton au XIe, XVIe et au début du XXe siècle
Limites du breton au XIe, XVIe et au début du XXe siècle

Le recul après l’âge d’or


Au IXe siècle, l’État breton est à son apogée. Les Bretons conquièrent une partie de la Normandie et de l’Anjou. La capitale du royaume est installée à l’Est dans une zone peu brittophone. Les élites se romanisent. Petit à petit, le breton recule d’Est en Ouest et trois zones linguistiques distinctes prennent forme.
A l’extrême Est se trouve Brittania Romana, une zone où les établissements bretons sont nettement minoritaires. Le breton sera vite étouffé.
A l’Ouest d’une ligne Saint-Brieuc/Saint-Nazaire, Brittania Celtica, le breton s’imposera.
Au centre, on trouve une zone mixte, où le bilinguisme breton-français est de règle, la langue romane finissant par s’imposer.

Au XVIe siècle, la limite linguistique se stabilise sur une ligne Nord-Sud allant grosso-modo de Saint-Brieuc à Saint-Nazaire. Aujourd’hui, cette frontière linguistique tend à perdre de sa signification : l’usage du français standard s’est généralisé partout tandis que la langue bretonne est devenue un élément d’identité valorisant pour tous les Bretons.

 

 

 

Une langue en pleine ébullition

Le breton comme langue d’enseignement
Plusieurs actions sont menées dès le XIXe pour que l’Etat prenne en compte le souhait de la population de voir le breton enseigné dans les écoles. L’Education Nationale s’y refuse.
Des parents d’élèves décident alors de créer les écoles Diwan dont le breton est la principale langue d’enseignement. La première école ouvre en 1977. Des filières bilingues breton-français dans l’enseignement public (1982) et catholique (1991) seront par la suite mises en place.
Le seuil des 13.000 enfants scolarisés en filière bilingue (Diwan, public, catholique) a été franchi à la rentrée 2009. Le Conseil régional de Bretagne a fait du développement des filières bilingues l’une des priorités de sa politique linguistique.
Par ailleurs, environ 15.000 élèves reçoivent un enseignement ou une initiation à la langue bretonne.

Un atout pour trouver un emploi
Les cours et les stages pour adultes connaissent également un grand succès puisqu’ils concernent près de 5.000 personnes.
Depuis quelques années, la connaissance de la langue est devenue un atout supplémentaire pour trouver un emploi. Plus de 1.200 postes de travail sont aujourd’hui liés à la connaissance du breton, dans l’enseignement, les médias, le monde associatif, le secteur des services, les collectivités locales…

Le breton, langue du XXIe siècle
De nombreuses collectivités locales se sont engagées dans un programme de bilinguisation de leurs domaines de compétence. Le breton investit aussi de nouveaux secteurs comme le commerce, les médias, la publicité, l’informatique, la banque… L’Office Public de la Langue Bretonne avec sa campagne Ya d’ar brezhoneg met en valeur et impulse ces actions tant dans le secteur commercial que dans les collectivités locales. Signe d’une langue bien ancrée dans le 21e siècle, le breton est la 1ère langue celtique sur Wikipedia, et les logiciels OpenOffice, Skype, Mozilla FireFox et Thunderbird ont tous leur version en breton.

 

 

Un changement de mentalité
Le nombre de brittophones diminue encore pour le moment mais les jeunes, grâce au développement continu des filières bilingues, sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à pratiquer cette langue. Cette jeunesse et ce bouillonnement culturel se retrouvent dans d’autres domaines comme la danse, le théâtre ou le chant. La langue bretonne jouit d'opinions très positives et son emploi se développe de plus en plus dans la vie publique. Depuis 2010 et pour la première fois dans son histoire, la langue bretonne dispose d’un organisme public dont la mission est de mettre en place la politique linguistique confiée par ses membres (Etat, régions, départements) : l’Office Public de la Langue Bretonne.

 

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